Je me souviens encore de ce lundi matin, le jour de mon premier examen regional.Quand la cloche a sonne la fin de l'epreuve, je suis sorti de la salle avec un sentiment de delivrance.Je regardais mes camarades ; certains semblaient calmes, tandis que d'autres affichaient une angoisse lisible sur leurs visages pales.Mes mains etaient moites et je ressentais un trac immense qui me nouait l'estomac.Devant la porte du lycee, mon coeur battait la chamade, cognant contre ma poitrine comme un oiseau en cage.La tension s'est dissipee pour laisser place a une concentration profonde et a une certaine confiance en soi.Mais, en commencant a lire les questions, une vague de soulagement m'a peu a peu envahi.J'ai realise alors que le travail acharne finit toujours par chasser la peur.C'etait une journee gravee dans ma memoire, non seulement par les evenements, mais par l'ouragan d'emotions qui m'a traverse.Une fois assis devant ma copie, la peur a atteint son paroxysme.Pendant quelques secondes, j'ai eu l'impression que mon cerveau etait vide.Une joie immense m'a submerge, transformant l'angoisse matinale en une satisfaction pure.Des l'aube, une inquietude sourde s'etait emparee de moi.Je connaissais les reponses !C'etait la panique.