Aux abords du Koutab, Bou-El-Nouar fur peniblement impressionne par les bruits divers qui venaient de l'etablissement d'enseignement arabe.Derriere le taleb, a portee de sa main lorsqu'il etait assis, sur une sorte de console faite de vieilles planches, une venerable neskha du Coran tronait, telle le Saint des Saints.Tous les eleves hurlaient a tue-tete en recitant les versets du Coran et, par-dessus un charivari indescriptible, le maitre amplifiait sa voix grave pour rappeler a l'ordre les enfants distraits ou dissipes.Chaque eleve etait muni d'une planchette rectangulaire percee en son bord supericur d'un trou ou passait une ficelle qui permettait de la pendre a un cou, lorsqu'elle n'etait pas entre les mains de l'eleve.Elle portait de gros caracteres arabes traces a l'aide d'une plume en roseau trempee dans du smakh ou encre fabriquee avec de la laine noire calcinee.Contre le mur, face a la porte, s'etalait la natte du maitre, plus epaisse mais plus petite aussi, couverte d'un morceau de vieille tapisserie, don lointain d'une famille bourgeoise.Bou-El-Nouat habitue a un certain luxe trouva les lieux sans majeste.