Saint-Simon prône une gestion technocratique de la société, confiée aux scientifiques et industriels, écartant l'influence politique jugée inefficace. Il critique le système concurrentiel, plaidant pour une organisation planifiée de la production. Chez Saint-Simon, politique et économie sont séparées, avec une prédominance de l'industrie. Ses disciples dénoncent la propriété privée comme obsolète, source de désorganisation et d'injustice, liée à l'égoïsme propre à la période "critique" de la société, par opposition à l'altruisme de la période "organique". L'idée d'une société dirigée par les experts reste pertinente.