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Il existe une distinction entre la langue de l’oral, plus permissive dans la plupart des contextes, et la langue de l’écrit, en général plus châtiée, plus conforme au code linguistique. Si en langue parlée, on tolère souvent des phrases incomplètes, des accords non faits, des que à la place de dont, une absence de nous qui s’explique par un emploi systématique du on (plus simple à conjuguer), l’omission du ne de la négation, l’emploi excessif de verbes passe-partout comme avoir, être ou faire, des formulations dont l’approximation est parfois compensée par le non-verbal ou l’intonation, etc., les contextes d’écriture plus soignée, notamment celui de l’épreuve uniforme, ne peuvent cependant admettre de tels usages. Et si à l’oral on accepte aussi le recours au registre familier, lorsqu’il est à propos évidemment, l’écrit ne le permet généralement pas, sauf pour relater le discours de personnages, de témoins, ou dans la correspondance privée et même dans les médias (les blogues, par exemple). Dans une production écrite, les mots et la ponctuation sont les seuls outils que nous possédions pour traduire notre pensée – les gestes, l’expression ou l’intonation ne pouvant alors suppléer à une formulation quelque peu imprécise. Ainsi, selon les contextes, dire peut se rendre dans une situation d’écriture officielle par déclarer, affirmer, prétendre, clamer, etc., et prendre par manier, manipuler, saisir ou attraper. Une construction comme en faisant attention, qui, à l’oral, passe inaperçue, gagnerait à l’écrit à être rendue par avec précaution, doucement ou prudemment. Si on dit couramment que ça n’a rien donné, que ça n’a pas marché, on écrirait plutôt que cela s’est avéré inefficace, cela s’est révélé inutile, vain. L’adjectif petit peut vouloir dire mince, maigre, chétif, et très petit signifier minuscule, microscopique, infime alors que beau peut renvoyer à magnifique, merveilleux, superbe, joli, charmant, etc. Pour s’améliorer dans ce domaine, le dictionnaire (notamment pour ses renvois analogiques) est encore le meilleur conseiller des candidats.

L’écrit commande généralement des phrases non seulement complètes, mais aussi plus complexes syntaxiquement. Il faut prendre garde toutefois de ne pas tomber dans l’excès. À défaut de bien maîtriser les incises, la subordination, la concordance des temps, il est préférable de s’en tenir à des phrases simples, mais bien construites, et à privilégier l’emploi de l’indicatif présent.

La reconnaissance des registres est un autre élément essentiel à la maîtrise du français. C’est là un aspect indissociable de la notion de « norme », qui renvoie à deux réalités au sein d’une communauté linguistique : soit à ce que l’on appelle souvent le « bon usage » (aussi appelé usage standard, courant ou neutre), soit à la classification des emplois de la langue, au code, en quelque sorte, qui décrit les différents registres et qui a pour but de guider les locuteurs dans leur pratique. Ces deux compréhensions de la norme sont liées, puisqu’il est nécessaire de dégager le noyau non marqué (ce bon usage) pour en arriver à marquer les autres usages. Le noyau sert en fait de référence pour reconnaître les emplois familiers, populaires (cette dernière marque tendant toutefois à disparaître des dictionnaires plus récents pour éviter l’association d’une classe sociale à des emplois souvent critiqués), vulgaires, ou, à l’inverse, les emplois soutenus ou littéraires, ou encore, péjoratifs. Les dictionnaires sont là pour rendre compte du « sentiment linguistique » des locuteurs d’une communauté linguistique – c’est-à-dire témoigner de ce que ceux-ci perçoivent comme normal ou admissible selon les contextes de discours –, un sentiment que les marques d’usage devraient traduire. Ces balises que nous fournissent les ouvrages de référence sont importantes et doivent être prises en compte par les personnes qui les consultent.


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Il existe une distinction entre la langue de l’oral, plus permissive dans la plupart des contextes, et la langue de l’écrit, en général plus châtiée, plus conforme au code linguistique. Si en langue parlée, on tolère souvent des phrases incomplètes, des accords non faits, des que à la place de dont, une absence de nous qui s’explique par un emploi systématique du on (plus simple à conjuguer), l’omission du ne de la négation, l’emploi excessif de verbes passe-partout comme avoir, être ou faire, des formulations dont l’approximation est parfois compensée par le non-verbal ou l’intonation, etc., les contextes d’écriture plus soignée, notamment celui de l’épreuve uniforme, ne peuvent cependant admettre de tels usages. Et si à l’oral on accepte aussi le recours au registre familier, lorsqu’il est à propos évidemment, l’écrit ne le permet généralement pas, sauf pour relater le discours de personnages, de témoins, ou dans la correspondance privée et même dans les médias (les blogues, par exemple). Dans une production écrite, les mots et la ponctuation sont les seuls outils que nous possédions pour traduire notre pensée – les gestes, l’expression ou l’intonation ne pouvant alors suppléer à une formulation quelque peu imprécise. Ainsi, selon les contextes, dire peut se rendre dans une situation d’écriture officielle par déclarer, affirmer, prétendre, clamer, etc., et prendre par manier, manipuler, saisir ou attraper. Une construction comme en faisant attention, qui, à l’oral, passe inaperçue, gagnerait à l’écrit à être rendue par avec précaution, doucement ou prudemment. Si on dit couramment que ça n’a rien donné, que ça n’a pas marché, on écrirait plutôt que cela s’est avéré inefficace, cela s’est révélé inutile, vain. L’adjectif petit peut vouloir dire mince, maigre, chétif, et très petit signifier minuscule, microscopique, infime alors que beau peut renvoyer à magnifique, merveilleux, superbe, joli, charmant, etc. Pour s’améliorer dans ce domaine, le dictionnaire (notamment pour ses renvois analogiques) est encore le meilleur conseiller des candidats.


L’écrit commande généralement des phrases non seulement complètes, mais aussi plus complexes syntaxiquement. Il faut prendre garde toutefois de ne pas tomber dans l’excès. À défaut de bien maîtriser les incises, la subordination, la concordance des temps, il est préférable de s’en tenir à des phrases simples, mais bien construites, et à privilégier l’emploi de l’indicatif présent.


La reconnaissance des registres est un autre élément essentiel à la maîtrise du français. C’est là un aspect indissociable de la notion de « norme », qui renvoie à deux réalités au sein d’une communauté linguistique : soit à ce que l’on appelle souvent le « bon usage » (aussi appelé usage standard, courant ou neutre), soit à la classification des emplois de la langue, au code, en quelque sorte, qui décrit les différents registres et qui a pour but de guider les locuteurs dans leur pratique. Ces deux compréhensions de la norme sont liées, puisqu’il est nécessaire de dégager le noyau non marqué (ce bon usage) pour en arriver à marquer les autres usages. Le noyau sert en fait de référence pour reconnaître les emplois familiers, populaires (cette dernière marque tendant toutefois à disparaître des dictionnaires plus récents pour éviter l’association d’une classe sociale à des emplois souvent critiqués), vulgaires, ou, à l’inverse, les emplois soutenus ou littéraires, ou encore, péjoratifs. Les dictionnaires sont là pour rendre compte du « sentiment linguistique » des locuteurs d’une communauté linguistique – c’est-à-dire témoigner de ce que ceux-ci perçoivent comme normal ou admissible selon les contextes de discours –, un sentiment que les marques d’usage devraient traduire. Ces balises que nous fournissent les ouvrages de référence sont importantes et doivent être prises en compte par les personnes qui les consultent.

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